Étrangère à ces luttes politiques, l’association, sous la présidence de Paul Mayeur, consolide ses premières actions : plantations, randonnées, récupération de papier.
Une première divergence importante apparaît avec la municipalité. Alertée par de nombreux habitants du Pin Rolland, l’APE s’oppose publiquement au projet d’école de plongée prévue « les pieds dans l’eau », à l’emplacement de l’actuelle promenade Latouche-Tréville.
Cette mobilisation est entendue : l’école de plongée sera finalement implantée de l’autre côté de la route, comme l’APE l’avait rappelé : difficile de construire sur le domaine public maritime (DPM).
La continuité de la promenade littorale est ainsi assurée.
À la fin des années 1980, la lutte pour la maîtrise de l’urbanisation devient particulièrement âpre. La loi sur le financement public des partis politiques est encore en gestation — elle ne sera votée qu’en 1990 — et les promoteurs, entre autres, financent alors illégalement les partis politiques (mais pas seulement…).
Dans notre département, la rivalité entre l’UDF et le RPR est forte et se décline jusque dans nos communes. Le conseil municipal se fracture, et le maire finit par perdre sa majorité.
À partir de 1987, l’association découvre et s’approprie les outils offerts par la Loi Littoral, votée à l’unanimité des parlementaires l’année précédente.
En décembre 1988, Annette Langlois est élue présidente de l’association, succédant à Paul Mayeur.
Parallèlement, le Plan d’Occupation des Sols (POS) de Saint-Mandrier est en préparation. Les années à venir s’annoncent particulièrement houleuses.
Heureusement, l’association a obtenu l’agrément préfectoral en juin 1988, grâce à l’engagement d’Éric et d’Annette Langlois.
Elle devra donc être associée à l’élaboration du (POS), ancêtre du Plan Local d’Urbanisme (PLU).

