Saint-Mandrier : retour sur la création de l’APE
Souvent citée dans le débat public actuel, l’Association pour l’Environnement de la Presqu’île de Saint-Mandrier (APE) fait l’objet de critiques récurrentes de la part du candidat G.Vincent qui lui attribue une part importante des difficultés rencontrées par la commune.
Aussi j’ai cru bon de rappeler quelques un des épisodes forts de la riche histoire de cette association.
I s’agit d’une démarche personnelle qui ne saurait engager l’association.
Pour mieux comprendre cette controverse, un retour sur les origines de l’APE permet d’éclairer le contexte.
L’histoire débute en 1983, à l’occasion des élections municipales. Cette année-là, la liste de Jean Clément est battue par celle conduite par Joseph Quilgars. Parmi les nouveaux élus figure alors G. Vincent, récemment installé sur la commune.
Ce scrutin, le premier organisé après le départ de Maître Juvénal, (en PJ, affiche des élections de 1977 sauvée du pilon) devait, selon les commentaires de l’époque, permettre au fils de M. Louis Clément ( premier maire de la commune) d’accéder à la tête de la municipalité. Mais l’issue sera différente. La presqu’île suscite alors en effet un intérêt croissant des partis politiques, notamment en raison de son potentiel immobilier ( la loi sur le financement de la vie politique n’existait pas encore).
La défaite est nette.
À la suite de cette élection, plusieurs membres de l’équipe Clément choisissent de poursuivre leur engagement en créant l’Association pour l’Environnement de la Presqu’île de Saint-Mandrier (APE). La présidence est confiée à M. Clérian, natif du village, reconnu pour son investissement local. Après son décès, la vente à une SCI de sa maison située chemin des Roses donnera lieu à polémique.
Parmi les membres fondateurs figurent notamment Éric Langlois et son épouse Annette, Jean Campanella, Paul Mayeur, Jean Vincent … Nombre de ces acteurs des débuts ne sont aujourd’hui plus présents.
À sa création, c’est vrai, l’APE s’inscrit donc dans un contexte marqué par la vie politique locale.
Avec le temps, cette dimension va s’atténuer, tandis que la nouvelle équipe municipale, issue des rangs UDF et RPR, prend la direction de la presqu’île dans un contexte de conflit larvé et ne va pas tarder à se déchirer.
A suivre…

